Deux nouvelles collections numérisées
Deux nouvelles collections numérisées accessibles en ligneLa Cinémathèque français poursuit sa politique de numérisation et de diffusion par internet de ses collections les plus précieuses et les plus fragiles. Elle met en ligne simultanément deux sites web de consultation de fonds numérisés : La numérisation de collections précieuses de la Cinémathèque vise à rendre accessible, en ligne, des fonds dont l’état et la fragilité permettent difficilement une consultation en salle de lecture, voire à l’Espace chercheurs de la Cinémathèque. Ces fonds sont donc quasiment inaccessibles. La numérisation, qui va de pair avec le catalogage et la diffusion sur internet, permet à ces objets et documents d’être à nouveau découverts par le grand public et étudiés par les historiens et chercheurs. En 2008, la numérisation et la mise en ligne ont concerné deux collections. Dans le cadre du projet laterna magica (www.laternamagica.fr), un premier corpus d’environ 1 200 plaques de lanterne magique (sur les 17000 que compte la collection) a été traité. Il s’agit des plaques de lanterne magique issues des fonds « Royal Polytechnic Institution » de Londres (plaques de grand format soigneusement peintes à la main) et « Life models » (photographies rehaussées de couleurs, et présentées généralement sous forme de séries). Le projet laterna magica est mené en parallèle de la production de l’exposition Lanterne magique et film peint, qui se tiendra à la Cinémathèque française du 12 octobre 2009 au 25 janvier 2010. Laterna magica peut être considéré à la fois comme le complément et le prolongement de l’exposition, puisqu’il donnera à voir, à terme, l’ensemble de la collection numérisée des plaques de lanterne magique de la Cinémathèque française. L’exposition, organisée en partenariat avec le Museo nazionale del Cinema de Turin, se concentrera sur les pièces les plus emblématiques de la collection, proposant aux visiteurs une mise en relation inédite entre les lanternes magiques elles-mêmes, les plaques de verre peintes et leur extension iconographique à travers le film peint, de Georges Méliès à Jacques Demy, dont le premier film était un film peint. Pour la bibliothèque numérique du cinéma, il s’agit d’un fonds d’ouvrages précieux provenant du fonds « Will Day » pour les plus anciens ouvrages, et de la collection rassemblée par les responsables successifs de la Cinémathèque française, en particulier Henri Langlois et Lotte Eisner. Les livres concernés (120 actuellement) portent sur les différents aspects techniques et historiques du cinéma, et traitent de la projection lumineuse, tels Ars magna lucis et umbrae du père Athanase Kircher (1646), d’optique, comme Oculus artificialis teledioptricus sive telescopium de Johann Zahn (édition de 1702), ou encore de photographie, avec, par exemple, Description des Daguerréotypes de l'opticien Charles Chevalier.
Le programme de numérisation et de mise en ligne a reçu le soutien de la Mission de la Recherche et de la Technologie du Ministère de la culture et de la communication.
Les deux sites seront enrichis chaque année de nouveaux corpus de documents numérisés.
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